Joe Hisaishi
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Joe Hisaishi est né à Nagano (Japon) en 1950.Joe Hisaishi est considéré comme le plus grand compositeur japonais actuel (le "John Williams" ou le "James Horner" du pays du soleil levant !). Il est le compositeur atitré des réalisateurs Takeshi Kitano (L'été de Kikujiro, Aniki mon frère, Dolls...) et Hayao Miyazaki (Le château dans le ciel, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro...). Il allie à merveille la musique symphonique "classique" avec les instruments traditionnels japonais. Son intrument de prédilection reste le piano, élément récurrent dans toutes ses oeuvres, mêmes les plus orchestrales. Son style d'orchestration et son sens des rythmes et de la mélodie l'ont amené au devant de la scène suite à ses partitions symphoniques pour les derniers grands dessins-animés de Miyazaki comme Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro ou Le Château Ambulant. Son ultime partition pour Kitano, Dolls (ils se sont fâchés depuis), montre à quel point il peut également faire des musiques subtiles et efficaces avec un extrême minimalisme. Depuis, de nombreuses compilations permettent de découvrir ses travaux antérieurs et son évolution en tant que compositeur.
Tout comme son confrère Kenji Kawaï, Joe Hisaishi est devenue une vraie star au Japon et commence à le devenir en France. On ne parle désormais plus d'un film de Miyazaki sans évoquer sa musique, ni de Kitano sans parler de lui.
Il a composé sa première BO pour un film français en 2001 avec Le Petit Poucet, d'Olivier Dahan (malheureusement sans grand succès artistiquement parlant...).Joe Hisaishi est sans conteste l'un des plus grands compositeurs actuels, car l'un des plus mûrs, au style inspiré et extraordinairement poétique.
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Joe Hisaishi (à gauche) et Hayao Miyazaki en 1988,
pendant les sessions d'enregistrement de MON VOISIN TOTORO.
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WORKS, volume 1 - 1997![]()
Cette excellente compile, éditée par Milan France, rassemble les principales oeuvres de Joe Hisaishi entre 1984 et 1997, et le résultat de ses collaborations avec Nobuhiko Obayashi (Deux), Takeshi Kitano (Sonatine, A Scene at the Sea) et Hayao Miyazaki (Nausicaä de la vallée du vent, Porco Rosso). Le CD débute sur la magnifique suite symphonique de Nausicaä (17 minutes !) rassemblant les principaux thèmes et motifs de sa magnifique partition pour ce premier long-métrage d'animation des studios Ghibli, réalisé par Miyazaki en 1984. Bourrée de thèmes tous aussi excellents les uns que les autres, cette suite vaut à elle seule le CD, d'autant plus que la BO de Nausicaä est très difficile à se procurer par ailleurs. Le CD présente ensuite le très beau thème de "Two of us" (Deux), qui est ni plus ni moins que la version originale du thème qu'Hisaishi utilisera pour Le Petit Poucet d'Olivier Dahan en 2001 (sans commentaire...), puis enchaîne sur un passage d'action très aérien pour Porco Rosso (Hayao Miyazaki, 1992), qui prouve combien Hisaishi maîtrise le rythme dans ses partitions. Le CD se clôt magnifiquement par quelques extraits de musiques écrites pour Kitano telles que Sonatine (un thème efficace et récurrent, qu'on n'oublie de sitôt), et A Scene at the Sea, plus intime.
Le premier volume de cette compile est donc de très bonne qualité, proposant des morceaux rares et inédits, ou en tout cas fort bien choisis, puisqu'ils montrent bien les talents du maître japonais pour mettre en musique des images. Un CD à avoir pour n'importe quel amateur de BO qui se respecte.Ma note :
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LE CHÂTEAU DANS LE CIEL - 1986
Laputa, The Castle In The Sky - Soundtrack![]()
Après une première expérience commune sur Nausicaä de la vallée du vent (1984), l'adaptation cinématographique du chef d'oeuvre dessiné de Miyazaki portant le même titre, Hisaishi écrit ici encore une musique aérienne, où l'air, le ciel et le vent sont logiquement les principaux thèmes visuels et sonores de l'oeuvre. Entre scènes d'action mouvementées alliant piano, rythmes et sons électroniques (les poursuites ferroviaires et aériennes), et passages symphoniques d'un lyrisme saisissant (la découverte de Laputa), ce score enlevé est véritablement la première oeuvre d'un Joe Hisaishi se complétant parfaitement aux images d'un Miyazaki déjà rayonnant d'inspiration. La scène finale, monumentale, est soutenue par des choeurs tristes, symbole d'une humanité corrompue par le pouvoir, où l'homme se mène à sa propre perte. Un score magnifique, malheureusement assez court (39 minutes seulement sur le CD), qui empêche un développement conséquent des thèmes géniaux d'Hisaishi sur ce film. A découvrir néanmoins d'urgence, si vous trouvez le moyen de vous procurer cette édition japonaise assez rare en Europe.
Ma note :
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MON VOISIN TOTORO - 1988
Tonari No Totoro - Soundtrack![]()
Il existe une version française de la BO éditée par "La Bande Son", mais qui comporte deux pistes en moins par rapport à l'édition japonaise, dont l'extraordinaire générique de fin. L'édition japonaise (ci-dessus) est donc vivement recommandée !
Véritable icône japonaise, ce n'est que très récemment que Totoro s'est fait connaître en France, suite à le reconnaissance de Miyazaki après la sortie de Porco Rosso en VF en 1995. A ce film merveilleux narrant un épisode de l'enfance, et la découverte d'une certaine personnification de l'esprit de la nature (Totoro), on ne pouvait s'attendre qu'à une musique nostalgique et émouvante signée Hisaishi. Inutile de ressasser les mêmes adjectifs pour dire que ce score est magnifique, puisqu'on s'en rend compte immédiatement à la vision du film, mais au-delà d'une simple illustration, Joe Hisaishi a su, à travers une orchestration inattendue et originale, faire transparaître toutes les subtilités des émotions d'une enfant (la petite Mei) envahie de doutes suites aux multiples questions qu'elle se pose dans la vie de tous les jours. A travers des percussions et des sons assez expérimentaux (tous à partir de matériaux naturels), Hisaishi construit un véritable univers sonore en adéquation parfaite avec l'icône visuelle qu'est Totoro, sorte de nounours gardien de la forêt que découvrent les deux soeurs. Les événements s'enchaînent, la musique évolue, et tout se construit peu à peu, et prend un sens au fur et à mesure de la progression de l'histoire, en développant de nombreux thèmes tous aussi sublimes les uns que les autres, pour se terminer par un final simple mais extraordinairement chaleureux.
Tout en étant, d'une certaine manière, un film précurseur au Voyage de Chihiro (2001) puisqu'il narre le parcours initiatique d'une enfant, Mon Voisin Totoro c'est du bonheur du début à la fin, où les expérimentations d'Hisaishi se complètent à la poésie visuelle de Miyazaki avec un enchantement sans commune mesure. A savourer sans limites, qu'on soit enfant ou adulte depuis longtemps...Ma note :
1/2
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KIKI, LA PETITE SORCIÈRE - 1989
Kiki's Delivery Service![]()
Seulement un an après Mon Voisin Totoro, mais 12 ans avant Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki s'empare déjà d'une jeune héroïne qui va devoir affronter la réalité de la vie en sortant du cocon familial, pour aller assumer en solitaire ses devoirs d'apprentie sorcière. Sur ce postulat déjà fort sympathique et original, il va broder une histoire simple et attachante, le récit initiatique d'une jeune fille pas comme les autres qui doit apprendre à s'intégrer, ou plutôt apprendre aux autres à lui trouver une place dans la société. Là-dessus, Hisaishi nous délivre un score frais et léger, dans le ton du début du film (le départ de Kiki), qui comprend néanmoins de temps à autres des passages plus mélancoliques (les doutes de Kiki), très prenants par rapport à l'image car profondément justes. Après quelques retournements de situations merveilleux (et des passages mouvementés à l'orchestration déjà brillamment maîtrisée), Joe Hisaishi clôt sa partition sur des envolées symphoniques pleines d'espoir et de joie. Un ton résolument optimiste, pour un film pas toujours drôle, mais profondément réaliste malgré le sujet abordé. Un film également plus humain, plus adulte et plus mature que les précédents, et ça aussi la musique le fait ressentir. Entre joie et tristesse, le score de Kiki, la Petit Sorcière est une nouvelle fois un vrai condensé de bonheur, ancré dans un contexte à la fois réaliste et merveilleux. Un film et une BO inoubliables, qui vous feront tirer la petite larme de nombreuses fois, et pas pour rien...
Ma note :
1/2
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PORCO ROSSO - 1992
Crimson Pig - Soundtrack![]()
Cinquième collaboration entre Miyazaki et Hisaishi, Porco Rosso est une nouvelle fois une BO indispensable du tandem japonais. Illustrant les exploits de Marco, pilote d'hydravion dans l'adriatique à l'entre-deux guerres, ce score est tout à fois grandiose et intime, proposant des thèmes symphonique aériens aux accents italiens, et des passages plus doux et atmosphériques, qui se marient à merveille aux sublimes décors du studio Ghibli, où la mer, le ciel et le soleil italien ont la part belle. Sans pour autant délaisser la mélodie (beaucoup de thèmes différents, du début à la fin), Hisaishi nous livre quelques passages d'action à l'orchestration très originale. La scène du décollage en plein coeur de Milan est illustrée par un morceau orchestral d'une incroyable virtuosité. Un régal ! Le maître japonais nous délivre également un thème romantique sublime, symbolisant l'amour impossible qui plane en filigrane tout au long de l'histoire.
Une musique puissante et inspirée, qui sent le soleil, la fraîcheur et la liberté, à l'image du film de Miyazaki, certainement l'un de ses meilleurs. A découvrir absolument !Ma note :
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PS : à noter qu'il existe une version française de cette BO, mais qui, comme celle de Totoro, s'est vue amputée de deux morceaux (pour des problèmes de droits). Le CD japonais est donc vivement conseillé...
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PRINCESSE MONONOKÉ - 1997
Mononoke Hime - Soundtrack![]()
Sorte de "Nausicaä" bis et remodernisé, Princesse Mononoké a tous les aspects d'un film testament où Miyazaki aurait délivré tous les thèmes qui lui sont chers depuis longtemps : l'affrontement violent entre humain et nature (personnifiés visuellement pas des créatures mythiques), sens profond de l'écologie, poésie visuelle et sonore du début à la fin... Il n'est pas étonnant de retrouver tout ça dans ce film, puisqu'il était annoncé comme le dernier de Miyazaki... Comme à son habitude, Joe Hisaishi compose quand à lui un score magistral, lyrique et bourré de thèmes, qui impressionne véritablement à la première écoute tant l'ensemble est dense et inspiré ! L'album édité par Milan est totalement complet, et c'est un vrai bonheur de pouvoir apprécier toutes les subtilités de ce score essentiellement symphonique et choral sur sa durée effective. Même si parfois quelques morceaux se répètent, on apprécie nettement le développement des thèmes décrits et les enjeux dramatique s'en font ressentir, même si en ce sens l'Image Album est plus que recommandable. Encore et toujours, Hisaishi profite de l'univers particulier mis en place pour expérimenter différents procédés sonores (électroniques, acoustiques ou vocaux) afin de sublimer la magie déjà explicitement présente dans les images. Ce condensé magnifique des thèmes chers à Miyazaki et du lyrisme de son compositeur atitré font de Princesse Mononoké une oeuvre majeure dans leur collaboration, ainsi quand pour la reconnaissance française, et mondiale, de leur travail commun. J'avoue que c'est cette BO qui m'a fait découvrir Hisaishi, puis Miyazaki, et en ce sens c'est déjà quelque chose de terriblement fort en soi, puisque je ne suis évidemment pas le seul dans ce cas ! Une grande BO pour un grand film, à avoir par tout cinéphile qui se respecte !
Ma note :
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PRINCESSE MONONOKÉ - 1997
Image Album![]()
Bien avant la sortie du film (environ 6 mois avant), Joe Hisaishi, comme la plupart des compositeurs asiatiques, fait éditer la maquette de sa musique pour le film en cours. En l'occurence, cet "Image Album", paru fin 1996, rassemble déjà les thèmes principaux du film, mais sous une forme de suite mêlant samples d'orchestre et de synthé, afin de donner un aperçu au public (et aux fans) de l'ambiance musicale du film à venir. Et bizarrement, cette maquette est parfois bien meilleure que le "score" final qui sera effectivement entendu dans le film, car plus libre (la contrainte dûe à l'image n'existe pas encore), plus expérimentale, et plus spontanée. C'est précisément le cas de cet album de Princesse Mononoké, véritable bijou de Joe Hisaishi, inspiré de bout en bout, et finalement beaucoup plus intéressant que le soundtrack final, très complet mais séquencé en 33 pistes, et assez répétitif.
On y retrouve bien évidemment le fameux thème d'Ashitaka, plus lyrique que jamais. Une version plus spontanée et donc légèrement différente de l'ouverture finale. La suite est carrément démente : la scène de l'affrontement entre le dieu-démon et Ashitaka est illustrée par un morceau d'action trépidant et assourdissant (avec un didjeridoo qui assombri terriblement le morceau - un vrai moment d'action et de flippe). Probablement le morceau le plus inspiré et le mieux écrit d'Hisaishi à ce jour, à écouter à fond pour en apprécier toute la puissance et la folie dévastatrice !Ma note :
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Avec ça, l'album propose des passages médiévaux très agréables, qui plongent l'auditeur dans l'ambiance du japon médiéval de manière beaucoup plus profonde que le score final, ainsi que d'autres morceaux tous aussi inspirés les uns que les autres (qui n'apparaîtront pas, pour la plupart, dans le score final sous la même forme). Avec seulement 10 pistes, cet Image Album propose la version la plus inspirée, la plus riche et la plus expérimentale de la plus aboutie des musiques de Joe Hisaishi. Un indispensable à avoir, éventuellement en complément du soundtrack final, mais qui devient pour le coup beaucoup plus laborieux d'écoute. Malheureusement, un CD disponible seulement en import du Japon...
A noter qu'il existe également une Suite Symphonique de PRINCESSE MONONOKÉ qui reprend le contenu de l'Image Album en version symphonique... mais du coup, la pêche des samples d'origine et les expérimentations sonores de la maquette s'en trouvent perdues.
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LE VOYAGE DE CHIHIRO - 2001
Spirited Away![]()
Coup de chapeau pour l'éditeur Milan,
qui propose l'intégralité du score d'Hisaishi, en boitier simple ou en digipack.
Packaging magnifique, et contenu complet ! A noter : la magnifique chanson de fin (Rêvons les mêmes rêves aimés)
n'a pas été composée par Hisaishi, mais
par la chanteuse Youmi Kimura,
à la demande de Miyazaki lui-même.
Joe en fût d'ailleurs très contrarié...
Malgré l'épreuve physique et psychologique que fut la production de Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki ne put s'empêcher de réaliser un autre film, pour dire encore autre chose, et d'une manière jamais vue auparavant. Le Voyage de Chihiro est certes un conte initiatique à multiples niveaux de lecture, mais c'est surtout un film majeur dans l'histoire du cinéma d'animation, où symbolisme et poésie prennent sens dans une seule oeuvre, malgré tout destinée à un large public. Chef d'oeuvre visuel et narratif, Le Voyage de Chihiro est aussi une musique complexe et profonde du maître Hisaishi, qui signe ici sa septième collaboration avec le co-fondateur du studio Ghibli.
Voguant entre le style mélancolique et atmosphérique qui fit sa renommée chez Kitano et les envolées symphoniques que l'on retrouvent dans toutes ses oeuvres pour Miyazaki, Joe Hisaishi délivre une partition dense et fouillée, assez difficile à déchiffrer. Comme dans Princesse Mononoké, il emploie de nombreux instruments traditionnels japonais pour les mêler à l'orchestre, mettant ainsi en confrontation les cultures orientales et occidentales, trait majeur de son style pour Miyazaki, qui trouve ici son aboutissement le plus évident et le plus réussi. Cette opposition permet également de multiples va-et-viens entre les domaines du rêve et de la réalité, où la musique prend alors de nombreux sens dont seule l'imagination du spectateur pourra en voir les limites.
Une oeuvre profondément mature et à multiples niveaux de lectures, à l'image même du chef d'oeuvre (oscarisé !) d'Hayao Miyazaki. Un aboutissement stylistique et orchestral, qui fait de ce score une musique de film absolument incontournable, comme Princesse Mononoké ! A avoir !Ma note :
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JOE HISAISHI MEETS KITANO FILMS - 2001 ![]()
Critique en cours de rédaction...
Ma note :
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DOLLS - 2002 ![]()
Critique en cours de rédaction...
Ma note :
1/2
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LE CHÂTEAU AMBULANT - 2004
Howl's Moving Castle![]()
La seule édition CD disponible,
l'import japonais édité par Ghibli Records (Tokuma Japan).
Trois ans après l'énorme succès du VOYAGE DE CHIHIRO (qui ne dépassa pas cependant le score en salles, au Japon, de son prédécesseur MONONOKÉ), Hayao Miyazaki revient pour le plaisir de petits et grands (et surtout de ses nombreux fans, dont je fait partie !) pour un nouveau film au visuel et au contenu toujours plus ambitieux. A la différence qu'il s'agit ici d'une adaptation d'un roman fantastique anglais, HOWL'S MOVING CASTLE, que le maître japonais a pris soin d'adapter à sa sauce. Le résultat est une fois de plus bouleversant, mais avec davantage de réalisme symbolique que de poésie métaphorique, sur une belle réflexion autour de la vieillesse et de l'amour, thèmes peu abordés dans les oeuvres précédentes de Miyazaki, en encore moins dans le cinéma d'animation en général.
Là-dessus, Joe Hisaishi s'illustre comme à son habitude avec une partition très colorée, structurée autour de nombreux thèmes, notamment une valse qui se développe autour des sompteux décors du film, inspirés de l'Europe de l'est. L'ensemble fonctionne à merveille dans le film, mais plusieurs répétitions des motifs développés au début du film semblent nous indiquer que Hisaishi a été moins inspiré sur cet opus que sur les précédents. Un "petit moins", donc, car ce score ne dépasse pas les films précédents. Autre gros point noir : le CD n'a pas été édité en France, pour des problèmes de droits (très chers) : le seul CD dispo en France est donc l'import japonais, introuvable à moins de 25-30 euros... Aucun label européen n'ayant pu assurer le coup financièrement, à ce jour aucune autre édition n'est prévue.Ma note :
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AUTRES MUSIQUES DE FILMS DE JOE HISAISHI
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[entre guillemets : passage écrit par Quentin Billard, du site Goldenscore]
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« Joe Hisaishi est et restera toujours un des compositeurs de référence au Japon dans le domaine de la musique de film, où il apporte sa contribution au cinéma japonais depuis 1982 (sa première BO a été écrite pour un film d'animation japonais, Techno Police de Masashi Matasumoto). Le compositeur nippon a débuté sa carrière en écrivant des musiques minimalistes à base de synthétiseurs de bas étages (il aurait paraît-il débuté sur un synthé ‘Casio’, avant de passer aux ‘Fairlight’ et ‘Synclavier’, très fréquemment utilisé par le compositeur Alan Silvestri !).
Compositeur touche-à-tout et inspiré, Hisaishi commence véritablement sa carrière de musicien professionnel en 1981 en écrivant dans le style fusion qui lui permet d’aborder son style éclectique fait de diverses influences musicales, souvent européennes. Diplômé du Kunitachi Music College, c’est en 1982 que le compositeur sort son tout premier album intitulé "Information" dans lequel Hisaishi a travaillé avec un groupe.
Perfectionniste et grand mélodiste, le compositeur va mûrir son style en voyageant dans divers pays pour pouvoir élargir sa culture musicale et va produire d’autres albums, cette fois en solo. Hisaishi est un grand amateur de musique pop et s’occupe d’arranger un nombre important de chansons qu’il interprète lui même (il paraît que l’entendre chanter est une torture pour les oreilles !).Compositeur éclectique, c’est tout de même dans le domaine de la musique de film qu’il reste le plus connu avec une collaboration très intéressante auprès de trois réalisateurs japonais : Nobuhiko Obayashi, Takeshi Kitano et Hayao Miyazaki, le fameux réalisateur de films d’animations exquis tels que Princesse Mononoké, Porco Rosso ou Le Voyage de Chihiro pour lequel Hisaishi a écrit quelques unes de ses plus belles partitions, alliant la force et les couleurs de l’orchestre avec la poésie nostalgique et la tendresse de sa musique.
Ses travaux remarquables sur les films de Kitano lui ont aussi valu le respect auprès de nombreux béophiles qui considérent de plus en plus Hisaishi comme l’un des nouveaux maîtres de la musique de film japonaise, avec Ryuichi Sakamoto et Tôru Takemitsu (aussi grand compositeur de musique contemporaine). Ses musiques pour les films de Kitano révèlent très souvent, elles aussi, son côté poétique souvent en décalage avec le contexte violent des polars de Kitano. On y retrouve aussi son goût pour les mélodies raffinées et le mélange des genres inhérents à certaines de ses plus grandes partitions. Enfin, il serait injuste de ne pas mentionner sa collaboration plus discrète avec Nobuhiko Obayashi, pour lequel Hisaishi a aussi écrit quelques partitions intéressantes mais beaucoup moins connues (et aussi moins souvent éditées). Notons pour finir que le compositeur est aussi le réalisateur d’un film pour lequel il a lui-même écrit la musique, Quartet (2001).
Joe Hisaishi est de toute évidence LE compositeur incontournable de la musique de film japonaise actuelle, et qui a aussi composé pour son tout premier film européen en 2001, Le Petit Poucet d’Olivier Dahan. »
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