Thomas Newman


Thomas Newman est né en 1955 à Los Angeles (USA).

Thomas Newman est l'un des membres de la famille Newman, compositeurs de père en fils !! C'est le fils du légendaire Alfred Newman (le "mentor" de John Williams), le frère de David Newman (compositeur de la BO d'Anastasia, entre autres...), le neveu de Lionel et d'Emil Newman, et le cousin de Randy Newman (compositeur de musiques de comédies maintes fois nominé aux Oscars, et notamment l'auteurs des béos de Toy Story 1 et 2).

Parmi ses plus grandes musiques, citons Rencontre avec Joe Black, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, Les évadés, La Ligne Verte, American Beauty (la BO qui l'a révélé au grand public), ou encore Les Sentiers de la Perdition.

Thomas Newman a déjà une grande carrière derrière lui, mais je l'ai découvert qu'assez récemment. Et depuis avoir entendu quelques béos de lui (notamment American Beauty et La Ligne Verte), je suis un vrai fan ! Il a un style très particulier, que je qualifierai de "retenu". En effet, chez lui, pas de thème facilement identifiable ou de mélodie évidente. Ses musiques sont plutôt des "ambiances musicales" (même thématiques), généralement très douces et très originales. En deux mots : atmosphérique et minimaliste. Il utilise des sonorités qui ne viennent pas d'un orchestre classique, ce qui donne des partitions souvent très riches en surprises et en sons "jamais entendus" ! Cela ne lui empêche pas d'être un orchestrateur hors pair et de diriger lui-même la plupart de ses partitions (c'est aussi un excellent pianiste). C'est avant tout un compositeur de musique DE FILM : il excelle particulièrement pour composer des musiques qui collent à merveille aux images et, à partir de simples notes et quelques accords bien trouvés, créer une émotion incroyable (toujours sans solliciter l'orchestre pour jouer fort et lyriquement). C'est la preuve d'un compositeur exceptionnel, qui sait faire naître l'émotion avec sa simple écriture et pas seulement avec les instruments de musique...

Biographie de Thomas Newman sur www.Cinezik.org

Les Evadés

Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !

Ma note :

American Beauty

American Beauty est la BO qui m'a fait aimé Thomas Newman. La musique de Newman sur les images du superbe film de Sam Mendes suscite une émotion pure, indéfinissable : du plaisir pur. C'est "la musique de film comme elle devrait toujours être" : discrète sur les images car en accord parfait avec elles, mais en même temps en apportant un plus : ici, les sonorités orginales de la musique et les rythmes soulignent bien l'anticonformisme du film, et notamment le changement de caractère du personnage de Kevin Spacey... L'ambiance est parfaitement caractérisée par la musique de Newman et, que dire de plus... c'est l'enchantement ! Une musique à écouter avec le film, avant tout... car elle ne prend son sens qu'avec lui et à travers lui... Ce qui n'empêche pas l'écoute de la BO sur le CD très agréable par la suite... On ne s'en lasse pas !

Ma note :

The Green Mile

The Green Mile

The Green Mile (La Ligne Verte) est l'autre BO qui m'a définitivement fait comprendre que Newman est un compositeur génial. Ici aussi, rien à redire sur le rapport musique / images : ça colle à merveille ! Comme dans American Beauty, un bon pourcentage de l'émotion du film vient de la musique, simple et retenue, évocatrice et purement créatrice d'émotions... Difficile de décrire comment on ressent cette musique, mais l'émotion naît instantanément à l'écoute du thème principal en se rappelant les images du film : et c'est décidément tout ce qui fait la force incroyable de la musique de Thomas Newman, savoir faire naître puis renaître l'émotion du film à travers une musique simple (sans être simpliste, loin de là), exploitant l'orchestre d'une manière très personnelle et pleine de subtilité. C'est la délicatesse même de la musique, son essence, que Newman sait utiliser. Cette BO en particulier est terriblement efficace... J'ai beaucoup aimé le film, mais j'adore carrément la musique, c'est un vrai chef d'oeuvre !

Ma note :

Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !

Ma note :

Après avoir collaboré avec Hans Zimmer (BACKDRAFT), mais surtout James Horner (COCOON, WILLOW, APOLLO 13, UN HOMME D'EXCEPTION, LES DISPARUES), le réalisateur Ron Howard a cette-fois confié la musique de son nouveau film, DE L'OMBRE A LA LUMIERE en VF, à Thomas Newman, coqueluche de la nouvelle vague hollywoodienne, reconnu depuis ses subtiles partitions pour AMERICAN BEAUTY et ROAD TO PERDITION. Un choix très pertinent de la part de Ron Howard, dont la mise en scène déjà un peu lourde de pathos nécessite davantage de subtilité dans la bande sonore (ce que n'arrivait que difficilement à faire James Horner, spécialiste des effets à lourdeur). Si le style de Thomas Newman est désormais ancré dans les esprits, et devenu, en quelque sorte, "respectable" et même, parfois, à la limite du consensuel, sa musique n'en demeure pas moins subtile et très largement adaptée à l'image, et particulièrement aux films intimistes, comme CINDERELLA MAN. Aucune chance donc que la musique alourdisse inutilement les images, au contraire.

Ma note :

En revanche, ceux qui trouvaient déjà AMERICAN BEAUTY ou THE GREEN MILE ennuyeux ou répétitif ne seront sûrement pas davantage emballés par CINDERELLA MAN. Musicalement parlant, Thomas Newman a fait le minimum syndical : ce nouveau score n'est pas plus original que ses précédents, plutôt consensuel, même (à l'image, certainement, du film de Ron Howard). On y retrouve ses habituelles nappes de cordes ses mélodies subtiles et aériennes, la même utilisation du piano et de la guitare, véritables "marques de fabrique" du compositeur. De même, les passages plus mouvementés sont développés par des percussions rythmées au son un peu étouffé, comme on avait pu l'entendre dans THE GREEN MILE. L'album comporte également plusieurs chansons d'époque (année 30) qui amènent le compositeur sur le terrain connu de la partition précédemment citée, mêlant instruments folk à l'orchestre.

Le score comporte néanmoins de très beaux passages, et même quelques envolées orchestrales magnifiques (Big Right, Cinderella Man), qui nous rappellent que nous avons bel et bien affaire à une musique purement hollywoodienne, avec ses côtés spectaculaires et larmoyants. Une belle musique au final, probablement efficace et profondément émouvante sur les images, agréable à écouter sur le disque, mais peu inventive et qui ne se renouvelle pas. Réservé aux amateurs purs et durs du Thomas Newman qui caresse dans le sens du poil, où à ceux qui ne le connaissent pas du tout.

Retour au sommaire