John Williams est né en 1932 aux Etats-Unis
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John Williams est l'un des vétérans incontestés de la musique de film américaine (5 Oscars et plus de 40 nominations ! Un record !). Probablement aussi un des plus grands compositeurs du XXème siècle, dans le sens où beaucoup de ses oeuvres sont aussi connues que les films auxquel il a participé. Un seul mot pourrait résumer sa carrière : mythique ! Films mythiques, musiques mythiques... Il a contribué a faire de la musique de film un genre à part entière, et une musique populaire dans la tradition de la composition classique pour orchestre. C'est lui qui a créé tous les codes de la musique hollywoodienne actuelle, que l'on a entendu et que l'on entends encore et toujours au cinéma aujourd'hui.
A son palmarès, plusieurs immenses trilogies : Indiana Jones, Star Wars (épisodes IV, V et VI, puis les épisodes I, II et III), ou encore Harry Potter (I, II et III). Outre être très apprécié de George Lucas (l'auteur des Indiana Jones et de tous les Star Wars), John Williams est le compositeur attitré de Steven Spielberg. A deux exceptions près (Duel et La Couleur Pourpre), toutes les musiques des films de Spielberg, c'est lui (le formidable thème d'Indiana Jones, les mélodies mémorables de Jurassic Park, le thème bouleversant de La Liste de Schindler (oscarisée en 1993 !), ou encore l'hymne solennel de Il faut sauver le soldat Ryan, etc...). Mais il a également produit quelques merveilles en-dehors de ces collaboration régulières, avec notamment The Fury de Brian De Palma (1978), Les Sorcières d'Eastwick de George Miller (1987), ou encore JFK d'Oliver Stone (1991), pour ne citer que ceux-là.
A plus de 70 ans désormais, John Williams demeure le compositeur de musique de film américain le plus respectable et le plus connu dans le monde. Chacun de nous, ou presque, est capable de siffloter l'une de ses mélodies : si ce n'est le thème de STAR WARS ou celui de Dark Vador, c'est inévitablement celui d'INDIANA JONES ou celui des DENTS DE LA MER...
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JAWS (LES DENTS DE LA MER)
Edition Spéciale 25 ans, 2000 - Oscar 1975![]()
Qui n'a pas en tête les deux fameuses notes répétées du thème des Dents de la Mer ? On dira ce qu'on voudra, mais il faut bien reconnaître que des fois, le thème le plus simple est parfois le plus efficace. Ici, c'est terriblement impressionnant. Comme si les deux parties de la machoîre du requin ("jaws" en anglais) claquait en se refermant sur leur proie... Minimaliste, mais déjà mythique. Lorsque Williams a joué le thème au piano devant Spielberg pour la première fois, ce dernier a éclaté de rire : "tu vas pas me faire croire que c'est la musique de mon film ?". Et pourtant. Inutile de vous dire quel succès à connu le film en question...
Cette édition spéciale nous propose là une version complète du score, qui à part le thème principal, dégage une atmosphère tout à fait particulière. Une musique qui bouleverse comme ça, d'une efficacité aussi tredoutable et d'une originalité aussi brillante, rien à redire : quasi chef d'oeuvre !Ma note :
1/2
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THE FURY - 1978 ![]()
Edition 2 Cds récemment éditée par Varèse Sarabande CD Club (3000 exemplaires). Indispensable !Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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DRACULA - 1979 ![]()
Un CD malheureusement désormais introuvable !Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE
(Expanded Score, 1995) - 1981![]()
Cette "version longue officielle" de la BO du premier "Indiana Jones" nous propose plus de 73 minutes de pur John Williams (très en forme à l'époque) : action, romantisme, mystère, héroïsme... Une BO presque parfaite ! Dès les premières secondes, on entre déjà dans le mythe : celui de l'immense trilogie que sera Indiana Jones. Avec "The Raiders March", Williams signe ici l'un de ses thèmes les plus populaires, qui sera évidemment reprit dans les deux autres BO (Indiana Jones & the Temple of Doom, malheureusement très rare, et Indiana Jones & the Last Crusade, excellent). On notera la présence de deux autres thèmes magnifiques propre à cette BO en particulier : le thème de l'Arche d'Alliance, très sombre et mystérieux, et celui de Marion, amie d'Indiana pour l'épisode. Les puristes apprécieront les longues séquences orchestrales illustrant les passages d'action (parfois un peu lourds à digérer mais d'une virtosité exemplaire). Une BO très complète, avec en bonus un livret très bien fait, contenant de nombreuses citations de John Williams, des photos, et des extraits du story-board ! Belle réédition !
Ma note :
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(super son, et excellente performance du London Symphony Orchestra !)
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E.T. The Extra-Terrestrial
Edition Spéciale, 2000 - Oscar 1982![]()
Troisième Oscar de sa carrière, E.T est également la première BO de John Williams pour un film de Steven Spielberg a connaître un grand succès public. Le thème principal, extrêmement connu, est gravé dans la mémoire collective de tous ! A la fois simple et merveilleux, il restranscrit à merveille le côté extraordinaire de la rencontre entre E.T. et Elliott, malgré son aspect légèrement mielleux quand on y repense aujourd'hui (pour ma part en tout cas, j'ai un peu de mal avec ce thème). Ceci dit il fonctionne parfaitement, d'autant plus qu'il n'apparaît pas immédiatement dans le film, contrairement au thème de Star Wars, par exemple, qui est lié aux toutes premières images. Le début du CD nous délivre donc un morceau sombre et inquiétant (le mystérieux débarquement en pleine forêt), particulièrement efficace car fait de suggestions (c'est toute la magie de la version de 1982, que perdra celle de 2002).
Ma note :
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Après quelques passages anecdotiques racontants les premières scènes de rencontre entre l'enfant et l'extra-terrestre, Williams nous livre des passages mouvementés très poignants, telle la poursuite en vélo, où le thème prend une tout autre ampleur (plus aérienne, naturellement). A noter l'apparition succinte mais très forte d'un thème malheureusement sous-exploité dans le film : le motif triste et intimiste qui apparaît lorsque Elliot et E.T. sont tous deux dans la couveuse : une mélodie simple et forte, très belle, qui décrit subtilement la puissance de l'amitié entre les deux êtres. Un thème poignant qui aurait mérité d'être plus largement développé dans le film (et sur le CD). Après quelques autres passages d'actions parfaitement maîtrisés (Williams est au meilleur de sa forme durant cette période), le CD se clôt par un très beau "End Credits", certes convenu, mais qui a l'avantage de faire passer cette musique à la postérité dans l'esprit de petits et grands. Un grand score, donc, malgré quelques facilités d'usage que l'on reprochera davantage à Spielberg qu'à Williams, indéniablement inspiré dans l'ensemble.
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INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT - 1984 ![]()
Le score central des aventures d'Indiana Jones, et par la même occasion l'apogée du style de Williams : un score extrêmement abouti, complexe et efficace. C'est à mon sens celui qui représente le mieux la période "années 1980" de Williams, qui est pour moi celle où il est le meilleur. Nous voilà donc en présence d'une musique d'aventure pure et dure, avec des morceaux d'action d'une grande virtuosité, s'alliant à merveille avec le montage dynamique des scènes d'action de Spielberg. Le thème du Temple Maudit est absolument fantastique, illustrant à la fois la grandeur apparente du Temple tout autant que le maléfice qu'il renferme. On notera que la piste illustrant la scène à l'intérieur du Temple (où le prête arrache le coeur à un sacrifié), est particulièrement spectaculaire, très dérangeante, à l'écriture très contemporaine. Excellent. Ce fameux score se termine par un "End Titles" magistral, bien que très classique, mais c'est ce qu'on aime chez Williams : son classissime si parfait, si efficace, et si agréable à l'écoute, bien que parfois un peu dérangeant pour le non-initié à son style orchestral. Une immense BO, donc, malgré le fait que cet album ne contient que 40 minutes et est, fort malheureusement, très rare. Si néanmoins vous avez la chance de le trouver en CD, n'hésitez pas !
Ma note :
1/2
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LES SORCIÈRES D'EASTWICK - 1987 ![]()
L'un des Cds les plus rares de la musique de film ! Ultra Collector !Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE - 1989 ![]()
Dernier volet en date des aventures du célèbre Indiana, La Dernière Croisade est également un must de Williams, comme le sont Les Aventuriers de l'Arches Perdue et Le Temple Maudit ! L'album est relativement complet et dense, très agréable à l'écoute. Il commence par une suite de 8 min illustrant les aventures de "Indiana étudiant", puis enchaîne sur un des meilleurs morceau d'action qu'ai jamais écrit John Williams : "Scherzo for Motorcycle and Orchestra". La suite, vous la connaissez : des rats répugnants, une course poursuite en bateau à Venise, un dirigeable allemand, des nazis ici et là... Il y a de quoi faire. La musique sert les images de Spielberg à merveille, il n'y a rien à redire : c'est parfait ! On notera plusieurs thèmes intéressants, comme celui des militaires nazis, et le fameux thème du Graal, beau et majestueux, illustrant à la fois le mystère et le danger. L'album s'achève sur un "End Title" monumental, une fois n'est pas coutume, reprenant la celèbre "Raiders March" qui servit de thème principal aux trois films. Des passages d'actions spectaculaires, de nombreux thèmes originaux, bref, un must de la BO d'aventure comme on n'en écoute pas souvent. A avoir dans sa collection, et sans faute.
Ma note :
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JFK - 1991 ![]()
Conspiration, suspense, coups de théâtres : c'est ça, le JFK d'Oliver Stone ! Trois heures au coeur du plus extraordinaire complot de l'histoire autour de l'assassinat du président JF. Kennedy en 1963. Qui d'autre que John Williams pour mettre en musique un film dont le sujet concerne l'amérique toute entière ? Les premières pistes font ressortir le malaise de Jim Garrison (interprété tout en nuances par Kevin Costner), à l'idée que l'enquête qui suivi l'assassinat ai été aussi vite bouclée. Les morceaux suivants sont tout aussi bons, parfois dissonnants, afin de créer une ambiance opressante tout au long du film, et cette idée qu'il y a quelque chose qui cloche dans tout ça... Les violons sont stridents, le piano dissonne... Rien à redire, ça fonctionne parfaitement avec le film et le score apporte énormément. Les derniers morceaux, plus orchestraux, crient la victoire de Garrison sur les mystères qui entouraient ce complot très complexe, et font apparaître un beau thème principal qui donne finalement toute sa cohérence à l'ensemble. Ainsi, malgré le côté parfois un peu "expérimental" qui en rebutera certains, ce score est sans aucun doute l'un des plus aboutis de Williams, au sens artistique du terme. A découvrir.
Ma note :
1/2
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HOOK - 1992 ![]()
Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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LA LISTE DE SCHINDLER - Oscar 1993 ![]()
La musique de La Liste de Schindler est absolument bouleversante (tout comme le génial film de Spielberg). Le thème principal est sans doute le meilleur composé par John Williams, illustrant tout à la fois la douleur et l'espoir du peuple Juif. Il l'a composé dans le style des grands concertos classique, avec ici un violon soliste interprété par l'excellent Ishtak Perlman. Ce thème poignant, lyrique et douloureux est aussi une belle mélodie, suave et raffinée, digne des plus grands. Le reste de la BO, tout aussi superbe, reste dans ce style que je trouve assez différent du style classique de John Williams pour ses précédents films avec Spielberg. Le morceau "Auschwitz-Birkenau" est sûrement le plus "noir" que j'ai jamais entendu... vraiment impressionnant. On entendu aussi quelques passages vocaux superbes. Un hymne magnifique à la mémoire d'un peuple. Un chef d'oeuvre absolu de la musique. (OSCAR 1993)
Ma note :
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JURASSIC PARK - 1993 ![]()
Un grand score de Williams, probablement son meilleur des années 1990 avec "Schindler"s List". Il ne fera pas mieux avant Saving Private Ryan (qui ressemble plus à une simple musique commémorative qu'à une vraie musique de film). Deux, peut-être trois thèmes excellents dans une même BO, c'est une bonne performance. De très bons morceaux d'actions, des thèmes efficaces et faciles à identifier (ce qui participa au succès du film, évidemment). Une BO très classique, donc, mais qui ravira les amateurs de Williams et des BO inspirées et riches en thèmes musicaux. Un classique à avoir.
Ma note :
1/2
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A.I. - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - 2001 ![]()
Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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HARRY POTTER A L'ÉCOLE DES SORCIERS - 2001 ![]()
On attendais pas mieux de John Williams pour illustrer l'univers original d'Harry Potter. Le thème principal, très mystérieux, évoque dès les premières notes le côté "anormal" de Harry aux yeux de ses moldus d'oncle et de tante, et cela s'amplifie au cours de la première partie du film, avec l'arrivée des chouettes postales et de Hagrid, le garde-chasse de Poudlard (la nouvelle école de sorcellerie de Harry). Au cours de ce premier opus des aventures du petit sorcier, Williams s'amuse avec les personnages et l'univers de J.K. Rowlings, tout comme Chris Columbus nous les décrit avec justesse dans les images. Les thèmes, bien que très discrets, ne manquent pas, et les passages d'actions sont efficaces, même si on aurait aimé davantage de fantaisie dans tout ça. Le tout est bon, certes, mais un peu conventionnel au vu de l'univers pour le moins original d'Harry Potter. Une belle présentation néanmoins. On attends beaucoup des prochains films, qui seront davantage dramatiques que cet "épisode de présentation" de la série.
Ma note :
1/2
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STAR WARS, Episode II : l'Attaque des Clones - 2002 ![]()
Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
1/2
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MINORITY REPORT - 2002 ![]()
Critique en cours de rédaction... Merci de revenir bientôt !
Ma note :
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HARRY POTTER & LA CHAMBRE DES SECRETS - 2002 ![]()
Deuxième opus des aventures du petit sorciers imaginé par JK. Rowlings, ce film est aussi plus sombre et plus dynamique, même s'il n'y a plus l'émerveillement que suscitait le premier film, qui présentait tout l'univers de Harry Potter. Cette partition de John Williams est donc logiquement plus intéressante que la première, bien qu'il n'y ai pas de grande différente thématique et orchestrale dans l'ensemble. Hormis l'excellent thème principal repris dans le traditionnel "Main Title", on notera le suberbe thème de Fumseck, le phoenix du professeur Dumbledore, mythique et mystérieux.
Une partition très bien menée, comportant des morceaux d'action dignes du compositeur, avec deux ou trois bons thèmes. Une bonne BO, qui surpasse légèrement le premier opus, déjà plutôt bon, à défaut d'être extrêmement original.Ma note :
1/2
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ARRÊTE-MOI SI TU PEUX - 2002 ![]()
La musique du "retour aux sources" pour John Williams, qui a commencé sa carrière de musicien dans le jazz. Avec ce film "mineur" de Steven Spielberg (néanmoins bourré de bonnes idées et plutôt bien réalisé), c'est donc l'occasion pour lui de revenir sur les années soixante à travers sa propre vision de l'époque : à savoir le jazz, qu'il pratiquait alors (avant de devenir compositeur de musique de film orchestrale). John Williams n'en perd pas pour autant sa veine mélodique, toujours aussi riche et subtile, en développant un thème discret mais entêtant (et donc efficace), qui exprime la malice du personnage incarné par Leonardo DiCaprio. On y retrouve également des passages plus mouvementés (les poursuites), aux cuivres jazzy terriblements jouissifs, ainsi que des passages plus intimistes, développés par un petit ensemble de cordes. Bref, un véritable album de jazz, qui n'en a pourtant que l'apparence, car les thèmes sont bien présents et la structure toujours aussi béton (et classique). C'est étonnant, ça change du Williams purement orchestral : du tout bon !
Ma note :
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HARRY POTTER ET LE
PRISONNIER D'AZKABAN - 2004![]()
Enfin un peu de vent frais dans la série des films Harry Potter (dû au changement de réalisateur) : c'est plus inspiré, plus délirant, plus sombre, plus expérimental. John Williams n'hésite pas à y mélanger les genres, en introduisant des airs médiévaux, puis des passages carrément jazzy (qui rappellent sa partition pour Arrête-moi si tu peux), en alliant le tout avec des mélodies toujours aussi belles et mémorables, sans oublier des choeurs eux aussi surprenants. Les morceaux d'action sont toujours d'une perfection à couper le souffle, et les thèmes développés avec cohérence et subtilité (le thème de Buck est mémorable). Sans aucun doute la meilleure musique des trois Harry Potter, et peut-être même l'une des plus riches BO de Williams de ces 10 dernières années ! A avoir absolument !
Ma note :
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STAR WARS - Episode III : LA REVANCHE DES SITH - 2005 ![]()
Annoncé comme le film le plus sombre de la prélogie, voire de la saga toute entière, des rumeurs couraient dès 1999 que John Williams n'avait accepté de composer les musiques de la prélogie que dans l'optique de s'attaquer à l'Episode III, film charnière rassemblant tous les thèmes de la saga, développant l'avènement (ou plutôt la chute) du jeune Anakin Skywalker en Darth Wader tout en s'ouvrant vers la trilogie originale. Enregistrée en deux semaines début février 2005 au studio Abbey Road de Londres, avec le mythique London Symphony Orchestra et les London Voices (choeurs à qui l'ont doit aussi les voix du Seigneur des Anneaux), cette nouvelle partition de John Williams ressemble encore à un véritable chef d'oeuvre qu'on a pas fini de décrypter tant il semble complexe et bourré de subtilités. On s'y attendait, bien sûr, et on pensait être surpris. C'est tout à fait le cas. Un véritable coup de maître, impressionnant dans sa maîtrise technique quasi-parfaite aussi bien que dans la complexité de sa construction, et son inspiration. Un grand moment de musique de film !!
Ma note :
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Si le disque d'ouvre avec la traditionnelle fanfare de STAR WARS, rapidement, l'auditeur plonge très vite dans l'action avec une reprise trépidante du thème de la Force (A NEW HOPE, 1977), qui démontre à quel point Williams a une parfaite maîtrise du rythme et de ses thèmes. Si parfois il évite de développer ouvertement un thème précédent, il s'en rapproche par le rythme ou l'instrumentation, laissant travailler l'imagination et de la mémoire du spectateur, censé avoir digéré les cinq films précédents et connaître - au moins inconsciemment - à quoi tel rythme ou motif fait référence, parmi les dizaines de thèmes issus des opus précédents composés depuis 28 ans.... En ce sens, l'approche de Williams sur ce dernier opus de STAR WARS ressemble davantage à un HARRY POTTER (bourré de thèmes subtils et de motifs réminiscents) qu'à l'un des scores de la trilogie originale (et le très injustement critiqué score de L'Attaque des Clones le laissait déjà clairement entendre).
Les morceaux suivants, plus mélancoliques, développent les états d'âme d'Anakin et sa plongée vers le côté obscur de la Force ("Anakin's Dream"). Des nappes sombres à la MINORITY REPORT et des thèmes trépidants à la HARRY POTTER & THE PRISONER OF AZKABAN enrichissent ses moments importants (notamment le puissant choeur de "Battle Of The Heroes", véritable thème principal de "La Revanche des Sith", qui illustre le duel final opposant Anakin à Obi-Wan). Jouant tantôt la carte de la douceur et de la mélancolie, tantôt celle de l'emphase qui a fait son succès, John Williams accouche dès les premières minutes d'une oeuvre ambivalente et torturée, exactement dans l'esprit du film.
Dans "Palpatine's Teachings", des voix d'hommes caverneuses et oppressantes surprennent : développant alors une atmosphère plus sombre que jamais (avec la reprise de nombreux motifs de A HEW HOPE), Williams illustre avec brio le pouvoir qu'exerce le chancelier Palpatine sur le jeune Anakin. Dans "Padmé's Ruminations", il surprends encore plus avec une voix féminine à connotation orientale, sur fond de nappe quasi-synthétiques hypnotisantes. Clairement, les âmes des personnages jadis sages et droits se corromptent, s'évadent et quittent la raison.
Parmi les Jedi qui résistent encore se trouvent Obi-Wan. Dans son affrontement tant attendu avec Anakin, John Williams se surpasse totalement ("Anakin vs. Obi-Wan"). Le thème de "Battle Of The Heroes" revient en force, mêlé des premières notes de la Marche Impériale, véritable hymne d'un Lord Vader naissant. A la fois héroïque et torturé, mêlant choeurs et cuivres puissants à de sombres nappes de cordes, ce moment clé de la saga est également un morceau incontournable de l'oeuvre toute entière, qui marquera sûrement les esprits de nombreuses années.
La seconde partie de l'album est clairement sombre et torturée. A la fois spectaculaire (avec des choeurs énormes) et atmosphérique (avec de nombreuses nappes qui divaguent, allant parfois jusqu'à une certaine atonalité), John Williams emporte littéralement le spectateur au coeur du conflit intérieur des personnages. Car il s'agit ici ouvertement de conflits psychologiques, de lutte avec soi-même ou ses amis, ses confrères, ses amours. Dans "The Immolation Scene", le ton est assurément tragique, déséspéré, rappellant parfois la veine Herrmannienne du Williams de THE FURY (1978).
"The Birth Of Twins & Padmé's Destiny" assume une fois de plus ce ton (avec un soupçon d'espoir cependant, lors de la séquence de la naissance de Luke et Leia, qui rappelle musicalement le début du premier opus de HARRY POTTER), tandis que le choeur funéraire entendu lors de l'immolation du personnage de Liam Neeson dans l'Episode I revient en force lors de la scène des funérailles de Padmé sur Naboo. Enfin, "A New Hope & End Credits" clôt l'album en ouvrant l'ensemble (musicalement) sur la trilogie originale, et plus particulièrement l'Episode IV, comme il se doit. Pour finir, les "End Credits", comme à l'accoutumée chez John Williams, rassemblent l'essentiel des thèmes et moments marquants du score dans une grande suite de plus de 11 minutes, illustrant le générique de fin de "La Revanche des Sith", non sans une certaine nostalgie évidente, puisqu'il s'agit-là de l'ultime score de John Williams pour la saga de Georges Lucas.
Décidément, l'oeuvre de John Williams gagne en profondeur et en complexité d'année en année, à un point carrément hallucinant. On reste sous le choc de musique en musique. Si la saga cinématographique STAR WARS, qui fit le succès de John Williams comme celui de George Lucas, s'achève ici, on est encore en droit d'attendre de nombreux chef d'oeuvre de la part du maître hollywoodien, notamment le prochain WAR OF THE WORLDS pour Steven Spielberg. La légende continue !
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LA GUERRE DES MONDES - 2005 ![]()
Après un STAR WARS Episode III d'excellente facture, on était en droit d'attendre de John Williams une partition exceptionnelle pour le non moins exceptionnel nouveau film de Steven Spielberg. Dans la droite lignée de l'excellent MINORITY REPORT, le trio Spielberg / Cruise / Williams accouche une nouvelle fois d'une oeuvre majeure et radicale.
A la première écoute, la musique de John Williams pour LA GUERRE DES MONDES est sans aucun doute l'une des plus difficile d'accès qu'il ait composé depuis des années. C'est donc bien loin des mélodies enchanteresses de E.T. ou de HOOK que rôde l'ambiance désespérément sombre de ce film qui ne raconte rien de moins que la fin du monde.
Ma note :
1/2
De la même manière que le film de Spielberg s'inspire des films catastrophes des années 50 et 60, John Williams s'inspire de ses prédécesseurs de l'époque à travers une orchestration dense qui rappelle certaines partitions de Herrmann ou Korngold. Force est de constater que si John Williams excelle pour trouver les meilleures mélodies du cinéma (quand même, les thèmes de JAWS, STAR WARS, INDIANA JONES, E.T, etc, ce n'est pas rien !), c'est aussi un compositeur de "musique savante", qui manie à merveille l'écriture orchestrale contemporaine et expérimentale, comme on avait pu l'entendre dès 1973 sur IMAGES (pour le film de Robert Altman), où Williams délivrait un score presque entièrement atonal (malheureusement toujours inédit en CD), ou plus récemment, sur MINORITY REPORT, qui comportait déjà de bien sombres morceaux, d'une complexité orchestrale à couper le souffle.
La musique de LA GUERRE DES MONDES, c'est la même chose, dans une approche encore plus radicale. L'ensemble de la musique, dans le film, reste discrète, quasiment de bout en bout. Elle a une fonction bien plus atmosphérique qu'autre chose, ce qui est une première dans un film de Spielberg, où elle est généralement mise en avant et assure une fonction de premier ordre (les exemples sont nombreux : LES DENTS DE LA MER, RENCONTRES DU TROISIEME TYPE, E.T...). Pour LA GUERRE DES MONDES, nulle mélodie ni motif rappelant un quelconque raffinement humain. Au contraire, John Williams laisse s'emballer l'orchestre comme s'il était dirigé par les aliens eux-mêmes, avec toute la barbarie qui les caractérise. Ce qui ne l'empêche pas de garder une maîtrise totale de celui-ci : dès le début du CD, "The Ferry Scene" nous rappelle que même à 73 ans, papy Williams en a encore dans le ventre, en développant un morceau d'une exceptionnelle complexité, sombre et malsain, illustrant la folie furieuse des humains face à l'horreur dévastatrice des tripodes. On remarquera au passage que l'ordre des morceaux sur l'album de la BO n'a rien à voir avec le déroulement chronologique des événements dans le film. C'est un peu dommage, mais il s'agit d'un choix (probablement de John Williams lui-même), favorisant un certain confort d'écoute de l'ensemble de la partition sur le CD.
C'est dans un fracas assourdissant que l'on découvre ensuite "The Intersection Scene", morceau-clé du score, probablement le plus sombre de l'album. Des percussions lourdes et soutenues rythment ce passage de quatre minutes qui ne dévoile pas un seul instant de lumière ou d'espoir : l'ambiance y est totalement désespérée. Ici, on n'est pas loin d'un certain Bernard Herrmann, compositeur atitré d'Hitchcock, mais qui connu aussi ses heures de gloire avec des partitions telles que LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA (1951)... John Williams utilise même quelques sons synthétiques étonnants, symbolisant les tripodes, en référence à la musique d'Herrmann précédemment cité (dont s'inspirera également beaucoup Danny Elfman pour MARS ATTACKS!).
Le morceau suivant, "Ray and Rachel", permet de souffler après ces passages terrifiants, avec un thème plus lumineux, chaud et humain, mais qui transpire encore une évidente mélancolie qui n'augure pas du meilleur. Car même en pleine fin du monde, le rapport père/fille qu'entretiennent les personnages de Tom Cruise et de Dakota Fanning ne sont pas au mieux. Le score repart de plus belle avec des morceaux d'action trépidants ("Escape From The City", "The Attack On The Car"), avec des cuivres et des percussions beuglants de tous côtés. On y reconnaît le style désormais si reconnaissable de John Williams sur les séquences d'action, où les cuivres donnent le tempo, doublés par une orchestration dense et fouillée qui ne donne que peu d'occasions à l'auditeur de respirer. Dernier passage-clé du film et de l'album, "Escape from the Basket" développe pendant neuf longues minutes une tension glauque, avec cordes grinçantes et voix caverneuses, le tout sur une orchestration atonale terrifiant, laissant augurer un final monumental. Alternant action, tension et moments d'espoir, John Williams joue littéralement avec nos émotions en brouillant sens cesse les pistes. Rien n'est prévisible, tout peu arriver, à n'importe quel moment.
Dans "The Separation Of The Family", l'orchestration se fait plus légère, plus intimiste (comme dans les nombreuses scènes réunissant parents et enfants dans les autres films de Spielberg), avec un thème innocent joué au piano, mais destructuré, désordonné. "The Confrontation with Ogilvy" prolonge cette approche et cette ambiance malsaine pour déboucher sur un nouveau morceau d'action très sec et puissant, toujours rythmé par de lourdes percussions et des cuivres grinçants qui donnent réellement la chair de poule (autant que le film). Des crescendos de violons accentuent ce sentiment d'entrangeté et de confrontation entre les humains et les extra-terrestres. Une ambiguité latente plane encore pendant "The Return To Boston" et "The Reunion", où l'on retrouve un Williams de facture plus classique, qui retrouve le veine solennelle de IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN, avec cor et piano intimiste.
Les deux morceaux de fin laissent planer un sérieux doute, à l'image du film. Après "The Reunion" et son étrange légèreté, "Epilogue" est un morceau malsain exclusivement interprété par des violons envahissants, qui trahissent un affreux sentiment de doute. Une subtilité de plus dans ce score décidément complexe, d'une rare intensité dramatique, qu'on aura jamais entendu jusqu'alors sur un film de Spielberg. Dès qu'apparaît le générique de fin, revient alors le motif principal du morceau "The Ferry Scene", dans toute sa grave complexité musicale.
La musique de LA GUERRE DES MONDE est sans aucun doute l'une des plus passionnantes partitions que John Williams ait pu délivrer ces dernières années. De facture à la fois classique (en hommage aux films fantastiques des années 50), et très contemporaine (pas une seule mélodie mémorable ou de leitmotiv redondant), c'est une partition radicale, sombre et redoutablement adaptée au sujet du film. En bref, un nouveau tour de force orchestral du maître parmi les maîtres de la musique de film symphonique, qui nous prouve une fois de plus qu'il dispose d'une totale maîtrise de son art, en allant bien au-delà des clichés de la musique hollywoodienne (dont il est pourtant l'un des plus illustres représentants). A plus de 73 ans, John Williams nous étonne encore. Sans se renouveller pour autant (et à quoi bon ?), le compositeur accouche ici d'une oeuvre monumentale, peut-être un nouveau classique, qui transcende l'esprit du film comme on l'avait rarement entendu.
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MÉMOIRES D'UNE GEISHA - 2005 ![]()
Superbe musique pour le film de Rob marshal (produit par Spielberg), où John Williams déploie une fois de plus son talent pour les mélodies à fleur de peau (façon SCHINDLER'S LIST avec le violon et le violoncelle) à quelques excentricités exotiques (ici, la musique japonaise, avec l'utilisation de la mandoline, des percussions traditionnelles et de silences). Un cocktail original et rafraîchissant, une musique gracieuse et subtile. Grande émotion.
Ma note :
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MUNICH - 2006 ![]()
Chaque partition de John Williams est un événement en soi, mais quand le maître retrouve Spielberg et aborde un sujet aussi sensible que celui de Munich, on est tenté de s'attendre d'emblée à un chef d'oeuvre de subtilité et d'émotion.
C'est bien entendu le cas. Mais suivant le mouvement du film avec la classe et la sobriété qui le caractérise dans ses projets les plus modestes, John Williams étonne aussi par des morceaux doux et intimistes, et décrit en quelques notes les mille impressions dévoilées par les images de Spielberg, les doutes des personnages, leur mélancolie (une guitare sèche dans "Avner's Theme" qui évoque le mal du pays du personnage d'Eric Bana, une voix féminine langoureuse dans "A Prayer for Peace" qui sonne comme un appel à l'amour et à la paix), suggérant l'absurdité des conflits, l'impossibilité de la paix, et les tristes conséquences de tout acte extrémiste.
Ma note :
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Dans le film, la musique se fait sobre et discrète (Spielberg fait beaucoup jouer les silences), n'apparaissant la plupart du temps que pour les moments forts (le début et la fin du métrage, la reconstitution de la prise d'otage de Munich, les scènes de tensions quand l'équipe d'Avner - Eric Bana - traque l'une de ses cibles). On pense souvent à ses partitions pour les films politiques d'Oliver Stone (Williams en signé trois : J.F.K, Né un 4 Juillet et Nixon), au minimalisme froid et radical, jouant sur les atmosphères davantage que sur les sentiments des personnages ou sur l'action (point de vue qu'il a largement eu l'occasion d'explorer dans le reste de sa carrière avec d'autres films de Spielberg ou la saga Star Wars). On se surprend ainsi à entendre des boucles de basse samplée chez Williams (pourtant connu pour son utilisation exclusive de l'orchestre symphonique), notamment pour les passages de traque des terroristes palestiniens par les israéliens.
L'album édité par Decca Records est une synthèse des thèmes du film, de ces moments de pur musique de thriller, mais comporte aussi plusieurs arrangements qui développent les mélodies langoureuses seulement évoquées par les morceaux du score, comme "Hatikvah (The Hope)" ou "A Prayer for Peace", non entendus dans le film telles qu'ils sont présentés sur le CD. On retiendra néanmoins la superbe complainte qui illustre les images de la prise d'otage ("Remembering Munich") avec la voix de Lisbeth Scott (qu'on avait déjà pu entendre dans "La Passion du Christ" de John Debney). Des morceaux tels que "Letter Bombs" ou "Stalking Carl" rappellent la veine de thriller de John Williams, atonale, rythmée et peu joyeuse (superbement amplifiée dans La Guerre des Mondes).
Evoquant à la fois ses musiques sombres et radicales pour les films d'Oliver Stone et ses musiques les plus profondes et touchantes (La Liste de Schindler, Les Cendres d'Angela), Munich de John Williams émeut avec grâce et subtilité, et prouve qu'avec peu de choses mais beaucoup de talent, on peut accoucher d'une partition magistrale, sombre et belle. Mais John Williams nous prouve surtout qu'il a atteint, comme son double cinématographique Steven Spielberg, un sommet de maturité musicale qui fait plaisir à entendre et à voir dans le paysage cinématographique actuel.
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Quelques photos de John Williams...
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Biographie de John Williams, d'après un livret de l'une de ses oeuvres de direction de musique classique (Pierre & le Loup de Prokofiev et Casse-Noisette de Tchaïkovski, avec le Boston Pops Orchestra), datant de 1982... (Traduit de l'anglais par mes soins...). Alors, oui ça date, mais c'est intéressant de savoir que ça fait déjà plus de vingt ans que John est harchi-connu !
John Williams a été nommé 19ème chef d'orchestre du Boston Pops Orchestra en Janvier 1980.
Né à New-York en 1932, le petit John déménage avec sa famille à Los Angeles en 1948. C'est là qu'il suit les cours de l'UCLA et étudie la composition en privé avec Mario Castelnuovo-Tedesco. John commence sa carrière dans le même studio de composition de musique de film que Bernard Herrmann (Psycho...), Alfred Newman et Franz Waxman. Il commence la composition pour la télévision dans les années 1960, et gagne deux Emmys pour son travail. Depuis, il est devenu l'un des compositeurs de musique de film les plus renommés dans le monde.
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[entre guillemets : passages écrits par Quentin Billard, du site Goldenscore]
« Le Mozart de la musique de film ! La plus grande partie des airs célèbres de la musique de film lui appartiennent. Possédant une veine mélodique immensément riche, Williams nous éblouit par la brillance orchestrale et mélodique de ses oeuvres. Compositeur préféré de Spielberg, c'est avec lui qu'il a composé le plus de musique. Hormis les musiques de film, il a aussi composé pour des cérémonies (telles que SUMMON THE HEROES pour les J.O d'Atlanta en 1996, ou WE'RE LOOKING GOOD pour les olympiques spéciales en 1987 ). Il a également composé de la musique classique (2 symphonies et 2 concertos). Ayant dirigé de nombreux orchestres (tels que le Boston Pops Orchestra) et ayant obtenu de nombreux diplômes, John Williams s'est forgé une immense et riche carrière musicale. Bon nombre de compositeurs ont essayés d'imiter son style, mais en vain. Peu de compositeur lui arrive à la cheville...
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On m'a demandé de prévenir les lecteurs de ce site de NE PAS acheter le CD "Le meilleur de Spielberg" en vente dans certains magasins, car il s'agit de reprises disco des thèmes des "Dents de la mer", "Rencontres du 3e Type" et "ET", le tout accompagné de certaines chansons qui n'ont jamais été entendues dans un aucun de ces films. Et pour couronner le tout, les morceaux qui auraient pu être à peu près potables sont flanqués d'une orchestration nullissime. A éviter, donc !!
J'en profite pour avertir les néophytes : n'achetez une compile que si elle contient les versions orginales des oeuvres. Sinon, il est fort probable qu'il s'agisse de versions remixées, re-interprétées par un chef d'orchestre pitoyable, avec des morceaux généralement coupées quand ceux-cis ne sont pas tout simplement remplacés par des chansons qui n'ont rien à voir avec de la BO. Parfois on a droit à tout à la fois.
A mon avis, la seule bonne compile de Williams c'est celle de Star Wars, car l'instrumentation est parfaite, les morceaux complets (et la partition est l'originale), et en plus ce n'est pas un sinistre inconnu qui nous dirige tout ça avec n'importe quel orchestre : c'est John Williams en personne qui dirige le Skywalker Symphony Orchestra ! Voilà un genre de compile de musique de film qu'on devrait voir plus souvent. Si vous souhaitez malgré tout vous procurer une bonne compile de Williams, je vous conseille le double-CD sorti en 1996 chez Sony Classical, intitulé "Spielberg par Williams". Il s'agit d'un enregistrement des meilleurs morceaux de Williams pour ses BO des films de Spielberg, dirigés par John en personne avec le Boston Pops Orchestra.Discographie complète de John Williams
(Attention : page en anglais et assez longue, tirée du site non-officiel de John Williams !)
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Quelques photos de John Williams : (à droite : John en compagnie de Georges Lucas)
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Ses récompenses aux Academy Awards :
(John Williams est la personne vivante qui a été le plus nominé aux Oscars : 42 nominations !!)Nominé et Oscarisé en :
- 1993 (Schindler's List)
- 1982 (E.T. the Extra-Terrestrial)
- 1977 (Star Wars)
- 1975 (Jaws)
- 1971 (Fiddler on The Roof) : meilleure chanson originaleNominé en :
- 2002 (Catch Me If You Can)
- 2001 (A.I. Artificial Intelligence ; Harry Potter & the Sorcerer's Stone)
- 2000 (The Patriot)
- 1999 (Angela's Ashes)
- 1998 (Saving Private Ryan)
- 1997 (Amistad)
- 1996 (Sleepers)
- 1995 (Nixon ; Sabrina)
- 1991 (JFK)
- 1990 (Home Alone)
- 1989 (Born on the Fourth of July ; Indiana Jones and the Last Crusade)
- 1988 (The Accidental Tourist)
- 1987 (Empire of the Sun ; The Witches of Eastwick)
- 1984 (Indiana Jones and the Temple of Doom)
- 1983 (Return of The Jedi)
- 1981 (Raiders of the Lost Ark)
- 1980 (The Empire Strikes Back)
- 1978 (Superman)
- 1977 (Close Encounters of the Third Kind)
- 1974 (The Towering Inferno)
- 1973 (Cinderella Liberty)
- 1972 (Images ; The Poseidon Adventure)
- 1969 (The Reivers)NB : cette liste ne comprends pas les nominations de John Williams pour les chansons originales. Pour info, il a été nominé neuf fois dans cette catégorie et a gagné l'Oscar en 1971 pour Fiddler on The Roof. Ce qui lui fait donc, au total, 5 Oscars, dont 4 pour des partitions originales (exactement comme John Barry - mais qui lui compte beaucoup moins de nominations !).
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