Gabriel Yared
Gabriel Yared est né le 7 octobre 1949 à Beyrouth.
Il vit et travaille à Paris et à Londres.
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Biographie et interview de Gabriel Yared sur www.Cinezik.org
En près de 25 ans de carrière, ce français d'origine libanaise s'est imposé comme l'un des compositeurs de musique de film les plus connus et les plus demandés à l'étranger. Il a signé de nombreuses partitions hollywoodiennes, dont celle du PATIENT ANGLAIS qui lui valût un Oscar en 1996. Sa majestueuse partition pour TROIE (Wolfgang Petersen, 2004), rejetée par la production au profit de celle de James Horner, fît également l'objet d'un véritable scandale dans le milieu !
Il est également l'auteur de nombreuses partitions de films français majeurs des années 80 et 90, tels que SAUVE QUI PEUT LA VIE (Jean-Luc Godard, 1980), LA LUNE DANS LE CANIVEAU (1983) et 37,2° LE MATIN (1986) de Jean-Jacques Beneix, CAMILLE CLAUDEL (Bruno Nuytten, 1988), L'AMANT (Jean-Jacques Annaud, 1992) ou, plus récemment, BON VOYAGE (Jean-Paul Rappeneau, 2003). S'il est aujourd'hui essentiellement reconnu pour sa carrière américaine (comme Georges Delerue en son temps), surtout suite à son Oscar en 1996, la période française de Gabriel Yared n'en demeure pas moins intéressante, car plus libre et expérimentale. Les récentes compilations éditées par le label Cinéfonia leur rendent justement tout l'honneur qu'elles méritent, en rééditant notamment des titres épuisés ou inédits.En 2004, Gabriel Yared s'est vu décerné le World Soundtrack Award de la meilleure bande originale de film de l'année pour COLD MOUNTAIN, lors de la cérémonie du même nom à Gand (Belgique).
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Maurice Jarre remet le World Soundtrack Award 2004 de la meilleure BO
à Gabriel Yared pour COLD MOUNTAIN, lors de la cérémonie à Gand le 12 octobre 2004.
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SAUVE QUI PEUT LA VIE - 1980
MALEVIL - 1981![]()
Critique en cours de rédaction...
Ma note :
1/2
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CAMILLE CLAUDEL - 1988![]()
Critique en cours de rédaction...
Ma note :
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LES ORIENTALES (compilation)![]()
Après avoir exploré (c'est bien le mot) les premières partitions de Gabriel Yared pour le cinéma à travers un premier volume original et étonnant (SAUVE QUI PEUT LA VIE / MALEVIL), le label Cinéfonia Records nous propose, six mois après, la facette "exotique" de la musique du compositeur français, avec cette compile intitulée LES ORIENTALES, rassemblant trois partitions de 1982 et 1983 inédites en CD.
Bien qu'ayant rejeté longtemps la musique arabe au profit de la musique classique et du jazz, Gabriel Yared a l'occasion, grâce au cinéma, de retrouver les racines de son enfance (il a passé les 17 premières années de sa vie au Liban), à travers une orchestration légère et subtile, utilisant tantôt l'orchestre symphonique, tantôt des instruments traditionnels aux sonorités étonnantes : on peut y entendre de l'Oud (luth), du Kanoun (sorte de cymbalum à onglets), du Naï (flûte en roseau), du Kamanja (violon arabe) et toutes sortes de percussions.
Ma note :
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La musique de HANNA K (Costa-Gavras, 1983) donne le ton, résolument oriental. Souvent atmosphérique et orchestrale, la musique délivre aussi quelques passages exotiques tantôt mélancoliques, tantôt enjoués. Pour Yared, c'est un peu la synthèse quasi-parfaite entre l'orchestre et les instruments traditionnels, entre la musique classique et la musique arabe. Un aboutissement dont les précédentes partitions (également proposées sur cet album) n'ont été que les essais, les recherches. HANNA K est en effet un subtil mariage de musique de film "classique" et de musique traditionnelle, donnant au film un ton unique, tout en restant passionnant à l'écoute. On ne s'ennuie pas un instant, c'est simplement beau, étonnant, dépaysant.
La seconde partie du disque propose donc LES PETITES GUERRES (Maroun Baghdadi, 1982), partition totalement inédite. Beaucoup plus expérimentale, cette musique allie sonorités synthétiques aux instruments traditionnels. Si Gabriel Yared n'échappe pas à quelques fautes de goût (vieux synthés oblige), certains passages sont néanmoins particulièrement inventifs et inspirés. Le morceau "Dans les rues de Beyrouth" rappelle même par moments quelques expérimentations électroniques d'Howard Shore sur VIDEODROME, avec des sonorités orientales en plus. Vraiment étonnant !
Pour finir, INVITATION AU VOYAGE est une partition assez proche de MALEVIL (volume 1 de la collection Cinéfonia), par ses sonorités électroniques surprenantes, atonales, rythmées par des percussions synthétiques ou des voix samplées. La preuve que, bien que fervent défenseur de la musique orchestrale "classique", Gabriel Yared a, tout comme Jerry Goldsmith a son époque, expérimenté les sons synthétiques au sein de la musique de film, soit avec des morceaux 100 % électroniques, soit en les mélangeant à l'orchestre ou à un instrument acoustique (piano, etc)... Le résultat est souvent très curieux, assez difficile d'accès, mais relativement passionnant à l'écoute pour qui apprécie la recherche musicale des années 80 en musique de film. Le score n'en demeure pas moins émouvant par moments ("Flashback du lait"), évoquant des moments de poésie surréaliste avec des mélodies destructurées et errantes.
En bref, nouveau coup de chapeau au label Cinéfonia qui a eu l'audace, une nouvelle fois, d'éditer d'obscures partitions de l'un des compositeurs les plus incompris de la musique de film. Ce troisième volume confirme que la période française du début des années 80 est pour Yared l'époque florissante des expérimentations musicales libres et libératrices, qui profitent autant à la musique qu'au cinéma. On prend un réel plaisir à découvrir ou redécouvrir musicalement cette époque, et ce style d'un compositeur désormais reconnu, mais à l'écriture bien plus conventionnelle, et souvent moins inspirée. Dans cette lignée, l'écoute du volume 4 de la même collection, LA LUNE DANS LE CANIVEAU, est particulièrement recommandée pour apprécier au mieux l'évolution du compositeur.
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LA LUNE DANS LE CANIVEAU - 1983![]()
Parallèlement à un excellent volume 3 qui rassemble les partitions les plus intéressantes composées par Gabriel Yared en 1982 et 1983, le label Cinéfonia Records réédite la somptueuse musique du film LA LUNE DANS LE CANIVEAU, réalisé par Jean-Jacques Beineix en 1983 (pour qui Yared composera aussi 37°2 LE MATIN). Le seule disque existant jusqu'alors (édité à l'époque par Milan) étant épuisé depuis des lustres (et donc introuvable), Cinéfonia a eu la bonne idée de rééditer ce score majeur du compositeur au sein de sa nouvelle collection GABRIEL YARED FILM MUSIC.
Gabriel Yared ne lésine pas sur les moyens, et opte pour l'orchestre symphonique, et une approche lyrique, sans jamais tomber dans le sentimentalisme qui lui donnera dix ans plus tard l'étiquette de "compositeur de films romantiques qui finissent mal" !
Ma note :
1/2
LA LUNE DANS LE CANIVEAU est une partition inspirée, toujours originale, étonnante. Gabriel Yared y mélange thèmes romantiques, valses somptueuses et morceaux totalement radicaux aux sonorités très curieuses ("Folie ouvrière", qui évoque l'industrialisation). Le morceau "Fugue de la cathédrale", qui exalte l'orchestre avec une facture très classique, évoque également les films noirs des années 60, où sentiments exacerbés se dévoilent au sein d'un scénario dramatique à souhait. Les autres morceaux sont tout aussi étonnants : passant de l'orchestre à la musique synthétique, et vice-versa, en passant par le tango ("Tango de l'impasse"), Gabriel Yared emporte le spectateur et l'auditeur dans un univers à part, qui synthétise toutes les recherches musicales du compositeur depuis qu'il écrit pour le cinéma.
Développant à la fois de magnifiques mélodies romantiques (au sens dramatique du terme), et des passages expérimentaux étonnants, Gabriel délivre avec LA LUNE DANS LE CANIVEAU toute l'étendue de son talent en ce début des années 80, s'imposant comme un musicien à part dans le cinéma, avec un style et un univers propre. Une oeuvre clé de la carrière du compositeur.
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LA FILLE DE L'AIR - 1992![]()
Critique en cours de rédaction...
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LE PATIENT ANGLAIS - 1996![]()
Critique en cours de rédaction...
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LE TALENTUEUX M. RIPLEY - 1998![]()
Critique en cours de rédaction...
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BON VOYAGE - 2003![]()
Critique en cours de rédaction...
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RETOUR A COLD MOUNTAIN - 2004![]()
Critique en cours de rédaction...
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L'AVION - 2005![]()
Développant une thème aérien, Gabriel Yared délivre ici une partition essentiellement atmosphérique, tantôt sombre et latente, tantôt lumineuse et virvoltante. Multipliant les motifs avec brio, en poussant toujours son orchestration vers un raffinement qui fait de plus en plus sa réputation, le compositeur français évolue, mûrit, et étonne encore. Si une nouvelle fois sa musique ne paraît pas vraiment adaptée à l'image (l'ensemble a peu de relief, et une structure peu évolutive), le disque s'écoute néanmoins avec plaisir, et on apprécie la subtilité d'écriture du compositeur. A savourer...
Ma note :
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